Come in New Orleans

Le trombone, massif, coulisse sur “Basin Street Blues”, gentiment, un peu péniblement. Ca n’est pas très grave, Basin Street en a vu d’autres. La preuve en est que cet orchestre New Orleans entraîne sans peine les danseurs.

On arrive là-haut par un chemin à flanc de colline, on laisse la voiture dans un champ de blé fraîchement moissonné et le hangar de bois se dresse là, nous conviant à une mystérieuse fête, comme un parfum de grand Meaulnes…

Heaven on earth, they call it Basin Street”, dit la chanson. Paradis sur terre, peut-être est-ce l’ambition de “Culture à la Come” qui propose dans un hangar à cidre, dans la pente de Bellegarde Sainte Marie, vue sur les Pyrénées, des concerts, une petite restauration et du cidre anglais pour le moment, les pommiers d’ici n’étant pas encore plus hauts que les piquets auxquels ils s’adossent.

Cent ans de jazz, du vin de Bordeaux, un coin d’Occitanie qui fait pâlir le bayou d’envie, “do you know what it means to miss New Orleans ?”. Pas vraiment…

Fin d’hiver à Pont d’Espagne

Sur l’esplanade herbeuse du plateau du Clôt, l’hiver se termine dans la brume. La neige résiste encore un peu en trouvant refuge au pied des murailles suintantes ou sous les sapins obstinés. Comme exaspérée de devoir laisser la place, elle entretient sa fureur dans la force des gaves; sa colère déferle dans la brutalité des torrents. Le vert prend sa revanche sur le blanc, la couleur sur le monochrome. Continuer la lecture de « Fin d’hiver à Pont d’Espagne »

De François Verdier à la Trinité

Pour ce billet, trois nouvelles photos des rues toulousaines, toutes de 2017. Trois en 3 mois, c’est bien. Elles feront peut-être partie de mon exposition de mai pour IBO au centre culturel de Lalande à Toulouse, en compagnie d’Isabelle Caubet, Jean Beluch et Michel Pagniez, à partir du 29 avril et jusqu’à fin mai. Vernissage le 11 mai à 18h30 au centre d’animation de Lalande. Continuer la lecture de « De François Verdier à la Trinité »