Ombre, hors-champ et arbustes

Une fois que je montrais des images dans ce qu’on appelle une « lecture de portfolio », on m’avait fait le reproche suivant : “on ne te situe pas dans cette photo… Où es-tu ?”. Ah zut, où suis-je ? Ce jour là, j’étais à Toulouse, mais je ne crois pas que c’était la réponse attendue.

Colomiers, 2016

Pour le coup, m’y voilà, dans la photo (et à Colomiers cette fois là).

Je suppose qu’on a voulu me faire toucher du doigt la notion de point de vue, i.e que dans une photo, où en général le photographe fait l’effort de ne pas apparaître, si cette photo est réussie, on “sait” qu’il est là quand même, dans l’ombre du hors-champ.

Je pense que celle-ci n’est pas si mal, finalement, même si je suis dedans et bien localisable au dehors, hors-champ.

S’agissant de hors-champ, comment résister à l’évocation de l’extraordinaire histoire de Vivian Maier, elle-même adepte d’autoportraits dont certains géniaux, photographe inconnue de son vivant, dont l’oeuvre fut miraculeusement sauvé de l’anonymat et porté à la connaissance du public juste après sa mort. Enfin n’oublions pas non plus la photo de Jacques Henri Lartigue intitulée “pendant que j’ai encore une ombre”.

Vu et à voir :

  • Copinage : Suave Machine sera en concert le 10 mars prochain au bar Le Communard, à Toulouse.
  • Joel Arpaillange expose « Sons en scène II » au Taquin (ex Mandala) jusqu’au 18 mars. Vernissage le 8 mars.
  • Je suis bien allé voir, in extremis, la dernière exposition du château d’eau, mais comme on vient de la décrocher, j’essaierai plutôt de parler de la suivante…

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2 Commentaires sur "Ombre, hors-champ et arbustes"

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Béragnes
Invité

super papa !!! je trouve que quand on te voit c’est différent mais pas moche. Cela montre que tu es dans l’ombre sans y être vraiment 😯

Viviane
Invité

Belle harmonie entre l’ombre du photographe qui s’étire en un mouvement ascensionnel et le cône de l’arbuste qui semble flotter, comme posé sur un tapis de pelouse arborée, sur l’eau sombre d’un étang délimité par le trottoir. Gage que tu es bien au soleil et les pieds sur la terre ferme ! Bravo Sylvain !

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