Valparaiso

Dans le bas (et les bars) de Valparaiso, s’arrime le Monde.
Dans le haut, pas un trottoir qui ne soit pas pentu et gris; les antiques funiculaires, les escaliers elimés et innombrables pénètrent dans le Chili des hispaniques hidalgos, des indiens dépossédés, des chiens errants, des minettes et des jeunes mecs endimanchés, des mouflets et des girondes mamas.

Valparaiso, Sergio Larrain, éditions Xavier Barral

Voilà ce que montre Sergio Larrain dans “Valparaiso” (réédition de Xavier Barral, 2016), en utilisant souvent le procédé qui consiste à faire la netteté juste devant lui sur une goutte d’eau suspendue ou une fleur et à repousser dans le flou les grues du port ou la perspective d’une rue c’est à dire le décor; une façon pour lui de ressentir sa propre présence, ici et maintenant, cerné par la décrépitude.

Une nouvelle de Pablo Neruda introduit le livre; le poète réconcilie le bas, le Monde, et le haut, le Peuple, dans une phrase : “si nous parcourons tous les escaliers de Valparaiso, nous aurons fait le tour du monde.”

Quel livre ! Cela m’a donné envie de piocher dans mon classeur de diapos.

PS : dans le même genre, plus récent et moins épais, le livre de Françoise Nunez, “A Valparaiso”.

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2 Commentaires sur "Valparaiso"

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Mathilde
Invité

Je ne savais pas que tu avais de si belles photos du Chili 😑😶
Je te commencerais bien la dernière pour ma chambre 😅
Gros bisous ❤

Viviane
Invité

Valparaiso, synonyme d’un ailleurs qui n’existerait qu’en rêve, prend un visage, des couleurs…

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