Les rencontres d’Arles

Après avoir laissé passer quelques jours et presque quelques semaines, voici ce qui me reste d’une journée passée aux “Rencontres d’Arles” (évidemment, trop courte).

Si j’ai tout bien compris, la fondation LUMA a racheté les anciens ateliers de la SNCF qui, jusqu’à maintenant, accueillaient nombre d’expositions des Rencontres. Tout ceci est en rénovation avec la construction d’un nouveau bâtiment d’architecture moderne.
Et justement, cette année, Annie Leibovitz a vendu ses archives… à cette même fondation LUMA. Alors, LUMA expose ces archives. Attention, il vous faudra payer trois euros en plus du billet principal du festival : sûrement pour aider à la construction du nouvel édifice… Tant pis ! Allons-y quand même !
Leibovitz, à ses débuts, tint la chronique de son époque : notamment elle devient célèbre pour avoir suivi les “Rolling Stones” dans les années soixante-dix. Elle est aussi très connue pour ses portraits de personnalités dans un style “glamour”  : voyez par exemple cette image de Lennon et Yoko Ono.

Ici, il s’agit d’une période qui va de 1968 à 1983, avant le glamour précisément et il semble qu’on y montre toutes les images de la photographe, que le classement de l’oeuvre n’est pas encore achevé. Les murs sont complètement couverts de tirages noirs et blancs. Ce ne sont pas de jolis tirages argentiques qui sortiraient de mains expertes mais seulement des images scannées et imprimées avec la coloration numérique  caractéristique (verte souvent) et parfois avec le nom du fichier « tif » dans la marge. Tout ceci seulement épinglé sur un vieux tissu de jute… Bon, pourquoi ? On a pas eu le temps de faire une sélection ? Voulait-on à tout prix, tout montrer ? C’est un peu dommage, on ne sait pas où regarder. Peut-être est-ce justement ce qu’on a voulu révéler : les archives de Leibovitz sont énormes et couvrent toute une époque, les années soixante-dix; voilà quelqu’un qui fût partout où il fallait être aux Etats-Unis.

Ensuite, Paz Errazuritz, chilienne, photographie les exclus, prostituées, travestis, malades mentaux, les vieux ou encore des boxeurs de quartier (belle série)… Scénographie classique pour le coup, vrais tirages noirs et blancs, là dessus, rien à dire. Pourtant cela pourrait être jugé comme vu et revu. Pas du tout ! P. Errazuritz travaille sur la durée, se donne du temps et garde toujours la bonne distance. “Délicatesse” est le mot qui dit bien le sentiment qu’on a lors de la visite de cette exposition. Le catalogue est beau et, malheureusement, plutôt cher.

On peut en apprendre plus en regardant cette vidéo :

Les Rencontres s’achèvent le 24 septembre.

Vu et à voir :

Le prochain vernissage du Cactus sera pour l’exposition de Béatrice Matet, le 7 septembre à partir de 19h00.

Le laboratoire Photon, 8 rue du pont Montaudran, expose “Déborde moi” de Delphine Maury, a priori jusqu’au 14 septembre. Cela m’a fait penser  à cette photo de Toni FrissellWeeki Wachee spring, qui fut utilisée pour la pochette d’un disque célèbre.

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3 Commentaires sur "Les rencontres d’Arles"

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manu\'
Invité

Hahaha ! J’adore ta photo « Fondation LUMA, en construction, Arles, 2017 » qui montre quasiment rien du monumental bâtiment qu’ils construisent. 😀

Isabelle Caubet
Invité

Personnellement très déçue par l’expo d’Annie Leibovitz. Une exposition a pour vocation de sélectionner et mettre en valeur, il me semble. Là c’est tout le contraire.

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