La cour des consuls

Ce soir d’août la crème épaisse de la chaleur du jour se faisait plus légère. Une impérieuse promenade me menait dans les rues de Toulouse. Marchant au hasard, je me trouvai devant un grand portail qui ouvrait sur une belle cour. J’y avançai mes pas. Pavés sous les semelles, tables dans l’ombre, fauteuils profonds, vaisselle délicate, quelque chose s’y préparait. Vêtu de blanc, un ouvrier du lieu, me voyant hésiter, m’encouragea : “s’il vous plait d’entrer, de voir l’intérieur, ne vous gênez pas…”

Lourds rideaux, tapis fournis, nappes pendantes, escaliers et cheminées de granit, un monde de tissu, de pierre et d’ébénisterie.

Vu et à voir :

La semaine prochaine un Cactus bien affûté accueille deux événements photographiques.
Mercredi 8 novembre à 21h, café photo sur le thème de la “résidence d’artiste” organisé par le collectif Vertige, animé par Dominique Roux et Jean-Luc Aribaud; Philippe Guionie en sera le mediateur.
Jeudi 9 novembre, aura lieu le vernissage de l’exposition du mois, celle d’Alexandre Chamelat. Il suffit de jeter un coup d’oeil à son site pour être impatient de voir les images pour de vrai.

Inframe, un magazine en ligne (encore une info de Manu), publie une entrevue intéressante avec le grand photographe Harry Gruyaert qui fût un précurseur de la photo en couleur. Au même endroit, l’article consacré à Matthieu Marre est tout aussi passionnant; il travaille un noir et blanc intimiste, sa propre vie en étant le sujet.

1
Poster un Commentaire

avatar
1 Fils de commentaires
0 Réponses de fil
0 Abonnés
 
Commentaire avec le plus de réactions
Le plus populaire des commentaires
1 Auteurs du commentaire
Viviane Auteurs de commentaires récents
  S’abonner  
plus récent plus ancien Le plus populaire
Notifier de
Viviane
Invité
Viviane

Ton commentaire plein de poésie donne envie d’aller égarer ses pas dans la cour des Consuls. Et tes photos, comme autant de petites vignettes d’un jeu de piste, invitent à se faufiler derrière les chaises pour glisser un regard vers l’intérieur, puis à gravir l’escalier pour aller furtivement à la découverte de salles luxueuses.