Rencontres d’Arles 2018

Se rendre à Arles en fin de festival n’est pas si mal : il y a moins de monde, il fait moins chaud, c’est moins cher et il y a moins d’expositions ce qui dans le cas des “rencontres” peut être un avantage. Comme toujours on passe du très classique au très plastique.

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Du côté des classiques, Robert Frank, auteur de livres célébrissimes (“Les Américains” !), suffit presque à justifier le déplacement : c’est toujours bien de voir les vrais tirages et quelques planches contacts. Robert Frank nous montre surtout que l’image photographique n’est pas forcément statique : il pratique un documentaire en mouvement.

Plus moderne, William Wegman qui signe l’affiche du festival, photographie son chien et le fait entrer dans nos attitudes et nos poses d’humains pour mieux faire ressortir le dérisoire de nos sophistications. On pourrait aussi y voir une caricature de la photo de mode. C’est très bien fait, mais tout ça ressemble quand même à l’exploitation d’un filon, avec un poil de prétention, la critique finissant par être aussi superficielle que ce qu’elle prétend moquer.

Entre le classique et le plastique, dans un petit coin du festival (La Croisière), dans la série “North End”, Géraldine Lay – déjà remarquable au Château d’Eau de Toulouse il y a quelques années – continue d’explorer nos failles et petites solitudes dans une photo de rue en couleur qui nous laisse un goût étrange, une sensation de fracture et d’enfermement.

Vu et à voir :

A mon avis, le moyen le plus confortable de voir des photos est l’album ou le livre. Si c’est aussi ce que vous pensez, il vous faut consulter le site de Josef Chladek qui propose une étagère virtuelle avec une notice sur chacun des volumes. Tiens, voici celle des Américains justement.

Pour finir, Le Grand Orchestre du Tricot nous rappelle combien le trajet Toulouse-Arles peut être périlleux :

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