NYC, tronches de pomme

Eté 2018, New York et un peu plus d’un millier d’images en dix jours. C’est difficile d’en sortir, on tourne en rond là-dedans sans trouver l’angle, avec le sentiment, en plus, qu’il n’y en a pas assez pour aller au-delà du choc. 

Mille images ne suffisent pas. Mille c’est trop.

Certains de mes billets ici (rares ;o) sont intitulés “Pulsation toulousaine”, pulsation tranquille du quotidien à mille lieux de la palpitation effrénée de la “grosse pomme”. “Dès l’aérogare, j’ai senti le choc, le souffle barbare […]” chante Nougaro. Chimérique captation. Tant pis. Voici des “tronches d’une grosse pomme”.

Vu et à voir :

… mais rien à voir

L’été photographique de Lectoure s’intéresse cette année à la ruralité, à la nature, à la place que s’y donnent les hommes…  Jean Giono est cité dans la présentation du festival : « Toutes les erreurs de l’homme viennent de ce qu’il s’imagine marcher sur une chose inerte alors que ses pas s’impriment dans de la chair pleine. »

J’avais déjà repéré le livre « Saisons Noires », de Julien Coquentin, chez mon libraire préféré ; ces saisons noires sont celles de son village d’enfance : moyenne montagne, travaux agricoles, vieux paysans voûtés, hautes herbes, humidités, chaleurs animales. Les lumières sont orangées comme le souvenir et parfois sombres comme les difficultés de la vie qu’on y mène. 

Dans l’ancien tribunal, les « voyages insulaires » de Maitexu Etcheverria parcourent les îles brumeuses de l’estuaire de la Gironde. Elles avaient été abandonnées, îlots de nature mélancoliques (c’est à dire sans hommes ?) : l’homme semble y retourner, mais avec quels projets ?

Rémy Artiges, dans « Nature® », réalisé au salon de l’agriculture, décèle l’ironie  des progrès de l’industrialisation de l’agriculture accompagnés d’une idéalisation promotionnelle de la Nature.

Enfin, dans « Compositions sur le marbre », Françoise Saur photographie des bouquets de fleurs parfaitement ordonnés, graphiquement et harmonieusement disposées : la grâce du végétal saute aux yeux !

Ca se termine le 22 septembre, le billet coûte 5 euros.

Manhattan, quelques préoccupations écologiques et voilà que tombe à pic un nouveau titre de John Coltrane, enregistré il y a 55 ans dans le New Jersey, près de New York (la bande vient d’être retrouvée) : c’est Blue World (planète bleue ?). Ca sort le 27 septembre dans tous les formats (physiques ou non).

S’abonner
Notifier de
guest
1 Commentaire
Oldest
Newest Most Voted
Inline Feedbacks
View all comments
Viviane
Viviane
8 mois il y a

Superbe musique de Coltrane pour accompagner les images de NY, un tourbillon de couleurs et de senteurs. Souvenirs aussi…