Come in New Orleans

Le trombone, massif, coulisse sur “Basin Street Blues”, gentiment, un peu péniblement. Ca n’est pas très grave, Basin Street en a vu d’autres. La preuve en est que cet orchestre New Orleans entraîne sans peine les danseurs.

On arrive là-haut par un chemin à flanc de colline, on laisse la voiture dans un champ de blé fraîchement moissonné et le hangar de bois se dresse là, nous conviant à une mystérieuse fête, comme un parfum de grand Meaulnes…

Heaven on earth, they call it Basin Street”, dit la chanson. Paradis sur terre, peut-être est-ce l’ambition de “Culture à la Come” qui propose dans un hangar à cidre, dans la pente de Bellegarde Sainte Marie, vue sur les Pyrénées, des concerts, une petite restauration et du cidre anglais pour le moment, les pommiers d’ici n’étant pas encore plus hauts que les piquets auxquels ils s’adossent.

Cent ans de jazz, du vin de Bordeaux, un coin d’Occitanie qui fait pâlir le bayou d’envie, “do you know what it means to miss New Orleans ?”. Pas vraiment…

De François Verdier à la Trinité

Pour ce billet, trois nouvelles photos des rues toulousaines, toutes de 2017. Trois en 3 mois, c’est bien. Elles feront peut-être partie de mon exposition de mai pour IBO au centre culturel de Lalande à Toulouse, en compagnie d’Isabelle Caubet, Jean Beluch et Michel Pagniez, à partir du 29 avril et jusqu’à fin mai. Vernissage le 11 mai à 18h30 au centre d’animation de Lalande. Continuer la lecture de « De François Verdier à la Trinité »

Ombre, hors-champ et arbustes

Une fois que je montrais des images dans ce qu’on appelle une « lecture de portfolio », on m’avait fait le reproche suivant : “on ne te situe pas dans cette photo… Où es-tu ?”. Ah zut, où suis-je ? Ce jour là, j’étais à Toulouse, mais je ne crois pas que c’était la réponse attendue.

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Juste après l’instant décisif

L’instant décisif, expression dont on qualifie souvent l’oeuvre de Cartier Bresson – lui semblait préférer la notion de “tir photographique” – est, entre autres, illustrée par la photo de la gare Saint Lazare (1932) où l’on voit un homme suspendu au dessus d’une énorme flaque lisse, satinée, polie comme un miroir. Une fraction de seconde plus tard et l’équilibre de l’image, c’est le cas de le dire, ne tient plus, la flaque d’eau est troublée et plouf, la magie s’écroule. Continuer la lecture de « Juste après l’instant décisif »

Le Volcan du Havre

Petit retour aux images normandes, toujours en cours de dépouillement…

Le volcan du Havre qui abrite deux salles de spectacle a été dessiné par le célèbre architecte brésilien, Oscar Nimeyer. Le noir et blanc se prête bien à l’encadrement de ses lignes courbes.

Vu et à voir :

  • Demain, jeudi 2 février, vernissage de ce mois au Cactus, à partir de 19h. Patrick Betbeder est l’hôte du mois. Gros talent à en juger par son site, je n’aimerais pas être l’exposant de mars 🙂