Rivages

Mon exposition corse a été décrochée de chez Zuppelli fin avril. En voici un extrait pour ceux qui n’ont pas pu s’y rendre. Et pour les autres, ceux qui ont pu profiter des pizzas au feu de bois, la série présentée ici n’est pas tout à fait fidèle à l’accrochage. Continuer la lecture de « Rivages »

Aux îles Lavezzi

Nous voici partis vers les îles Lavezzi dans le vent et les embruns soulevés par la coque blanche qui se cogne à la baie de Bonifacio. Serviettes et maillots de bains, crème solaire et appareils photo, on nous promet du bleu. Mais avant, un guide égrène au micro son discours bien rodé, blagues comprises. Bonifacio vu par en dessous étonne et, preuve que le commentaire est exhaustif, même le prix du café dans les îles alentour, propriétés des “élites politiques et du show biz italiennes ou françaises”, nous est révélé. Le rêve est complet. Continuer la lecture de « Aux îles Lavezzi »

“Depardon est un très mauvais photographe…”

C’était pendant un atelier (prononcer Workshop) à Arles, le seul auquel j’ai assisté jusqu’à présent. Le thème en était le reportage. L’animateur, un jeune homme à la mode, ancien élève de l’école d’Arles, se foutait dans le fond de l’intitulé du stage et du programme qu’on nous avait vendu. Continuer la lecture de « “Depardon est un très mauvais photographe…” »

Come in New Orleans

Le trombone, massif, coulisse sur “Basin Street Blues”, gentiment, un peu péniblement. Ca n’est pas très grave, Basin Street en a vu d’autres. La preuve en est que cet orchestre New Orleans entraîne sans peine les danseurs.

On arrive là-haut par un chemin à flanc de colline, on laisse la voiture dans un champ de blé fraîchement moissonné et le hangar de bois se dresse là, nous conviant à une mystérieuse fête, comme un parfum de grand Meaulnes…

Heaven on earth, they call it Basin Street”, dit la chanson. Paradis sur terre, peut-être est-ce l’ambition de “Culture à la Come” qui propose dans un hangar à cidre, dans la pente de Bellegarde Sainte Marie, vue sur les Pyrénées, des concerts, une petite restauration et du cidre anglais pour le moment, les pommiers d’ici n’étant pas encore plus hauts que les piquets auxquels ils s’adossent.

Cent ans de jazz, du vin de Bordeaux, un coin d’Occitanie qui fait pâlir le bayou d’envie, “do you know what it means to miss New Orleans ?”. Pas vraiment…